E comme Ecrire l’histoire de sa famille


J’en avais déjà parlé sur ce blog et ce fut l’un de ses plus grands succès. Comment écrire l’histoire de sa famille ? Je pense avoir déjà donné quelques bases, mais le plus compliqué, c’est de s’y lancer.
On rêve tous d’écrire une histoire globale de sa famille, mais, comment dire… c’est un peu compliqué. Par quel angle l’attaquer ? Comment faire ? Toutes ces questions sont sans réponse, malheureusement.
Voici mon conseil suprême : commencez modeste.
En démarrant votre histoire par l’étude d’une branche ou d’un thème (les laboureurs, les marchands, l’ascension sociale, le déclassement, etc.), vous avez plus de chances de faire aboutir votre projet. La famille Durand de Trifouillis-les-Oies vous tient à cœur ? Rédigez son histoire. Soyez modestes.
Je vous vois venir de loin, vous vous dites que vous n’avez pas assez de sources ? Que nenni. Même avec des archives paroissiales et trois archives notariales qui traînent, vous pouvez faire quelque chose. A moins que vous n’envisagiez une thèse, mais entre nous, laissons cette ambition de côté.
Comment faire ce « quelque chose » ?
En vous reportant à l’article que j’avais écrit. En étant curieux. En lisant beaucoup. Le plus dur est d’étoffer la vie des ancêtres. Inutile de chercher à entrer dans leurs cœurs, vous n’y arriverez pas, vous pourrez seulement émettre des hypothèses. Mais vous pouvez, en constituant une bibliographie solide, mettre en lumière les faits que les archives vous donnent et les éclairer. Pas besoin de publier une thèse révolutionnaire, votre public ne sera pas composé exclusivement par des professeurs d’université. Songez que vos textes ont avant tout pour but d’intéresser votre famille et de permettre à d’autres passionnés de s’y retrouver en parlant de sujets généraux (l’appréhension de la mort, la religiosité, la vie de couple, etc.).
La conclusion de ce bref article est : soyons modestes ! Commençons petit. Vous pouvez rédiger un blog puis réunir vos articles dans un petit livre (c’est ce que j’ai fait). Vous pouvez vous intéresser à une branche en particulier, à un métier, à un village. Et vous verrez, quand vous réunirez tous vos travaux, vous remarquerez qu’il n’y a besoin que d’un liant supplémentaire, de transitions en somme, pour que l’ensemble tienne la route.
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3 réflexions sur “E comme Ecrire l’histoire de sa famille”

  1. Vous avez parfaitement raison, quelque soit la tâche, quand on doit s'atteler à quelque chose de gros, il est indispensable de déterminer des étapes.
    En décomposant les actions à réaliser, on évite d'hésiter perpétuellement devant l'ampleur du travail à accomplir et on peut se lancer sans appréhension.

    Joshua Becker, bloggeur américain spécialisé dans le minimalisme écrivait il y a peu "Votre premier pas dans la bonne direction n'a pas nécessairement besoin d'être un grand pas".

    A bientôt.
    Emma

  2. "How do you eat an elephant?" evidemment un elephant c'est enorme, alors comment le manger? "one bite at a time!" c'est ce que vous recommendez: un morceau a la fois. C'est le cliché utilise ici pour nous persuader que rien n'est impossible, il faut comme vous dites commencer modestement….et s'y tenir. Plus facile a dire qu'a faire evidemment! Annick H.

  3. J'ai également commencé un blog en me disant que ça pourrait être une base pour un livre plus tard … Ce qui est bien avec la généalogie, c'est qu'il y a toujours des projets et des sujets intarissables 🙂

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