J comme Jeune et généalogiste, c’est possible ?


C’est une question que j’avais déjà abordée sur le blog alors que la Fédération Française de Généalogie publiait un article sur les jeunes en généalogie en nous prenant pour… bref. Je ne reviendrai pas dessus, j’ai déjà évoqué cela
La question que je pose est surtout l’occasion d’un débat : Peut-on être jeune et faire de la généalogie ?
Quand je dis que je fais de la généalogie, on me regarde avec des yeux ronds et certains doivent me prendre pour Cher, un vieux avec un visage de jeune.
Il faut dire que pendant très longtemps, la généalogie a été presque exclusivement le fait de retraités qui avaient le temps de se rendre dans des centres d’archives tandis que les étudiants et les actifs étaient débordés. Je me souviens de mes débuts, avant la mise en ligne des archives ; j’étais au collège et j’ai écrit aux mairies pour avoir un ou deux actes. Certaines ne m’ont jamais répondu, d’autres oui et j’ai été heureux comme tout en ouvrant le courrier et en découvrant des actes de mes ancêtres. Cependant, rien n’aurait été possible sans le travail de mes prédécesseurs, feus Robert Morlot et Renée Monchicourt qui ont fait des recherches généalogiques poussées et ont permis que le jeune collégien ait de quoi fabriquer son arbre. Ils avaient fait des recherches magnifiques.
En somme, sans ces prédécesseurs, peut-être aurais-je abandonné, n’avançant presque pas par mes courriers. Mais les archives ont mis l’état-civil et les registres paroissiaux en ligne. Et là, tout a changé.
Désormais, de chez soi, on peut faire de la généalogie ; on peut avoir accès aux BMS/NMD et reconstituer les bases de son arbre, à savoir les noms, dates et lieux. Il suffit d’une heure de disponibilité, d’un week-end pour voyager de chez soi dans les registres anciens et la généalogie est devenue un loisir comme la lecture, le cinéma ou le sport : on le pratique dès qu’on a un moment.
Cependant, les clichés ont la vie dure et cela étonne toujours certaines personnes. Mais, peut-être l’avez-vous déjà remarqué, les choses commencent à changer. Désormais quand je dis, du haut de mes vingt-six ans, que je fais de la généalogie, les gens sont intéressés, certains me demandent de l’aide pour leur arbre généalogique, d’autres évoquent leur intérêt croissant pour cette discipline et tous (ou presque) écoutent avec curiosité les histoires que cela apporte.
Bon, pour tout dire, j’ai repris mes études en histoire, donc normalement, les gens s’intéressent un peu au passé dans ma discipline, mais j’ai bon espoir de convertir d’autres personnes à la généalogie.
On peut désormais être jeune et faire de la généalogie. Je crois même qu’autrefois on le pouvait, mais peut-être fallait-il un mentor pour aller en archives ou des parents prêts à voyager de centre d’archive en dépôt.
La jeunesse a ses défauts (l’inexpérience, de facto) mais aussi ses qualités (la fraîcheur, l’innovation) et pour moi, grâce aux AD en ligne, on est face à un nouveau modèle de généalogistes : le généalogiste n’a plus de portrait-robot, il n’a plus d’âge, il n’a plus de sexe, il n’a plus de milieu social. Le généalogiste est partout et c’est un bienfait.
Et pour vous, peut-on concilier jeunesse et généalogie ?
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10 réflexions sur “J comme Jeune et généalogiste, c’est possible ?”

  1. Une question me taraude : être "jeune", ça s'arrête à quel âge ? 😉
    Je pense qu'un certain intérêt pour l'histoire, la culture, va de paire avec la généalogie, donc je dirais qu'on peut s'y mettre à tout âge.
    Ayant commencé vers 30 ans (mais là tout dépendra de la réponse à la 1ère question;-) ), je n'ai pas ressenti d'étonnement quant à mon âge, mais plutôt quant à l'intérêt de la démarche.
    Bonne journée

    Fabrice

  2. " j'avais déjà abordée sur le blog alors que la Fédération Française de Généalogie publiait un article sur les jeunes en généalogie en nous prenant pour… bref. Je ne reviendrai pas dessus, j'ai déjà évoqué cela"
    Bonjour, je ne trouve pas le billet que vous mentionné sur votre blog.
    Cordialement,

  3. C'est une bonne question Fabrice. Je pense que 30 ans, c'est encore jeune, mais j'évoque plus particulièrement ceux qui ont commencé avant, soit lorsqu'ils étaient étudiants.

    Bonne journée,
    Thomas de Sacrés Ancêtres!

  4. Bonjour,
    j'ai commencer la généalogie il y a 2.5ans, quand les archives ont commencée à être numérisée sur familysearch… j'avais alors 28ans et 3 enfants dont une petite de 2ans… les gens ont toujours étonné que "je fasse de la généalogie"… j'ai toujours l'impression qu'ils comparent ca à du sport… certains positivement, d'autres avec : "il ne faut pas remuer le passer" ou "pourquoi on ne laisse pas les morts en paix!!!" et bien non!!! je leur répond que "je ne remue pas le pas le passé, mais je lui redonne une bouffée d'air frais et que les morts sont morts depuis tellement longtemps, donc un peu d'annimation ne peuvent leur faire de mal mais puis que ce sont eux qui ont qui ont écrit l'histoire un dernier homage est le bienvenue…" avant de commencer mon arbre je connaissait déjà les dates et lieux de naissance de mes AGP maternel… je pense que je les connais depuis toujours comme on connait sa date d'anniversaire… mais j'ai commencer la 1ere fois mon arbre après le déces de mon papa… j'avais 9 ans mais aucune connaissances des archives à l''époque… seulement une grand mère qui me racontait ce qu'elle se souvenait… =D

    http://atoutesbranches.blogspot.be/2015/06/a-comme-aventure.html

  5. Pour ma part, je me suis intéressé à la généalogie à 18 ans…et le virus est toujours en moi (je suis quadra).
    Je vous rejoins sur le fait que la numérisation et la mise en ligne des AD est une chose formidable ! La preuve : elles m'ont fait progresser prodigieusement depuis 3 ans seulement !
    Bon courage pour vos études et la découverte de nouvelles branches sur votre arbre 😉

  6. Bonjour Thomas,
    J'ai commencé la généalogie jeune (trop?) à 16 ans mais j'ai été rapidement bloqué car je ne pouvais pas me déplacer aux archives.
    J'ai repris à 25 ans et découvert les associations, où les "vieux", majoritaires, étaient contents de trouver du sang neuf pour pendre la relève.
    Maintenant, à 42 ans, je pense que je fais encore partie des jeunes 😉
    Bonne continuation

  7. J'ai commencé à 15 ans en 1980. Mon père, mon frère, ou mon beau-frère me conduisaient dans les mairies. Je parcourais parfois 8 km A/R à pied pour me rendre à une mairie. J'ai du attendre 18 ans pour prendre le train seul pour les archives départementales. Je sacrifiais parfois des après-midi de plage pour des vieux papiers… Je n'évoquais pas trop ma passion auprès d'autres jeunes, pour ne pas passer pour un extra-terrestre, mais j'avais plutôt la bienveillance des anciens. Aujourd'hui, avec internet, je pense que la généalogie a pris un coup de jeune.

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