Des Billon de cousins

L’une des caractéristiques de ma famille, c’est la surabondance de cousins. L’autre caractéristique, c’est que je n’en connais pas la moitié, notamment du côté Lombard. J’en ai découvert par Roglo une bonne partie, d’autres par des faire-part, et d’autres, enfin, par hasard.

Hier, a été publié sur le blog l’article Dans la bibliothèque du généalogiste #1 où était évoqué le Tout-Marseille, dans son édition 1937. En cherchant un des mes arrière-grands-pères, Charles Lombard, je tombe sur ça :


Et là je me dis : Je connais un Paul Lombard. J’ai même une photo d’un Paul Lombard et de ses quatre fils, mais jamais je n’ai pu le rattacher à la branche Lombard dont je descends. Plus encore, sa femme est née Billon. Un patronyme qui ne m’est pas inconnu.

Première chose à faire ? Interroger sa base de données. Et effectivement, je retrouve un certain Jérôme Billon, témoin à deux naissances et un décès de la famille Lombard. D’où l’utilité des témoins (notez-les !!!).
Deuxième chose à faire ? Interroger Geneanet. Et là, ô miracle d’entre les miracles, je trouve le couple Lombard-Billon. L’épouse est fille de Thérèse Ricard qui n’est autre que la sœur de mon aïeule Justine… Sauf que, ne suis-je pas censé être cousin avec Paul Lombard par les Lombard ?

Eh bien non. Paul Lombard est issu d’une famille que j’ai reconstitué rapidement (merci Geneabank) et qui vient des Hautes-Alpes. Rien à voir avec mes Lombard.

Cependant, ma famille était proche de Paul Lombard. Pourquoi ?
Et là me revient à l’esprit ce que me raconte ma mère : Charles Lombard, d’après feu son père, avait une sœur de lait qu’il appelait Tante Guion.
Je n’ai jamais trouvé cette tante Guion.

Par contre, j’ai maintenant une tante Billon… Guion… Billon… n’est-ce pas le téléphone arabe qui aurait déformé ce patronyme ? Gabrielle Billon est née en 1876, mon arrière-grand-père en 1879 et il est tout à fait possible qu’ils aient été frères de lait.

Revenons un instant au Tout-Marseille et regardons ce qu’il nous apprend. Paul Lombard et son épouse vivaient au 34 rue Saint-Jacques, au quatrième étage. Bon, on a une adresse… mais regardez entre crochets : le mardi. Qu’est-ce que cela signifie ? Eh bien que le couple avait ses mardis comme Mme Verdurin ses mercredis (en espérant que ce soit un peu moins sectaire que chez les Verdurin). En somme, le couple recevait le mardi à leur domicile. En regardant dans les pages où sont regroupées par jour de la semaine les soirées, on apprend que c’est Mme Lombard qui reçoit et ce, tous les mardis.
Dans ce court extrait, on apprend que le couple Lombard-Billon avait une campagne à Saint-Tronc (Marseille), plus précisément une villa nommée La Darbucelle. Il peut être intéressant de se renseigner sur ceux qui possédaient une campagne à Saint-Tronc pour établir la sociabilité de la famille Lombard-Billon et également de se renseigner sur l’origine de ce nom étrange : Darbucelle. Pour ce dernier point, interrogeons le Tresor dou Felibrige, à savoir le dictionnaire provençal. On apprend que Darboussiho signifie un lieu où « abondent les taupes ». Et, dans le Périgord, le « darboussado » est un travail d’agriculture, et ce travail consiste à un léger exhaussement de terre (comme ce que font les taupes)… on appelle ça le « labourage en billons ». Voici une origine possible…

Pour reconstituer cette famille, je me suis rendu sur le site des AD des Bouches-du-Rhône et ai cherché quelques actes, mais les AD en ligne se terminent en 1903, ce qui est déjà bien (c’est bien mieux que le Gard…).
Quoiqu’il en soit, pour la suite, je me suis rendu aux Archives Municipales de Marseille. Pour ceux intéressés, sachez que les archivistes ont indexé TOUS les actes NMD de 1904 à 1939. Vous tapez le nom, par exemple Lombard, et vous avez tous les Lombard nés, morts et mariés à Marseille sur cette période.
Ce travail, fabuleux, permet de gagner un temps considérable. J’ai imprimé 32 actes sur la période et je n’ai pas encore fini (commencé ?) de les traiter.

En conclusion :

1. Travaillez toutes les sources disponibles (y compris les annuaires, même s’ils ne sont pas mondains).
2. Notez les témoins.
3. Confrontez les données et soyez curieux. Cherchez l’étymologie des noms, posez des questions aux documents.
4. Écoutez attentivement les « anciens » mais ne prenez pas tout pour argent comptant.
5. Cherchez en ligne (Geneanet, Geneabank, etc.) avant de vous lancer dans les registres.
6. Prenez les informations disponibles en ligne et vérifiez les données dans les registres.
7. Contacter le gentil cousin qui a posté son arbre en ligne et lui proposer un échange d’informations et de documents. Cela pourrait enrichir vos archives familiales…
8. Et surtout… surtout ! lisez Sacrés Ancêtres (bah quoi ?).
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