Une femme d’affaires juive dans le Marseille médiéval

Aujourd’hui, sur Sacrés Ancêtres!, nous allons parler d’une femme exceptionnelle : Venguesia de Monteils. Pour l’aspect généalogique, Venguesia est une aïeule à la 20e et à la 21e génération portant les numéros sosas 809’495 et 1’618’999 (ça donne le tournis !).

Depuis quelques décennies, les femmes mettent en avant le fait qu’elles peuvent tout faire : être femme, épouse, mère et travailler de manière indépendante. Cette émancipation, récente sur bien des points, trouve cependant des échos dans le lointain passé de nos aïeux. Venguesia de Monteils est la preuve que si la plupart des femmes n’étaient considérées que comme épouses, mères, filles et sœurs, certaines vivaient avec une indépendance indéniable. Exceptionnelles, rares, elles existaient et montraient que, déjà, les femmes pouvaient tout faire.

Alors suivez-moi dans cette aventure consistant à découvrir qui était Venguesia et comment s’inscrivait-elle dans le paysage économique marseillais du XIVe siècle : en tant qu’individu, en tant que femme, en tant que femme d’affaires et en tant que juive.

Venguesia de Monteils et sa famille

Qui était cette femme remarquable ? D’où venait-elle et qui étaient ses proches ?

Tant de questions auxquelles il est difficile de répondre étant donné que les sources médiévales sont moins importantes et moins fournies dans ce domaine que celles plus tardives de l’époque moderne. Malgré cela, grâce au travail de Juliette Sibon dans sa thèse publiée aux éditions du Cerf « Les Juifs de Marseille au XIVe siècle », en 2011, nous en savons davantage. Cet ouvrage est ma principale source d’informations et se base sur un dépouillement exhaustif du notariat marseillais au XIVe siècle ainsi que sur des archives judiciaires de l’époque.

Le nom de famille de Venguesia, de Monteils, permet d’émettre des hypothèses. Le nom fait référence à la localité de Monteux, dans l’actuel Vaucluse et pourrait signifier que la famille de Venguesia en est originaire. Cette hypothèse, fort séduisante, n’est cependant pas la seule : avoir pour nom de famille une localité, chez les juifs d’alors, ne signifie pas forcément qu’on en est originaire. Cela peut signifier qu’un aïeul de Venguesia menait des affaires à Monteux sans en être natif et qu’il en a pris le surnom. Par exemple, Bondion de Carcassonne, installé à Marseille en 1378, était en fait originaire d’Avignon (p.249 – sans mention contraire, à chaque fois qu’une page sera citée, cela correspondra à l’ouvrage de J. Sibon dans l’édition donnée ci-dessus).

Quant à son prénom, Venguesia est un dérivé de Benveguda ou Benvenguda, un prénom profane et féminisé qui signifie « Bienvenue ». Ces maigres informations ne nous permettent pas de savoir d’où vient Venguesia et qui sont ses parents. Une génération dans le temps au-dessus, nous trouvons un Crescas de Monteils et ses fils et, mieux encore, en 1244, un siècle avant notre protagoniste, un certain Jacob de Monteils était syndic de l’université des juifs de Marseille. Si l’on part du principe qu’ils sont parents avec Venguesia, alors l’origine du nom est ancienne ainsi que l’implantation marseillaise.

Nous savons que Venguesia avait un frère, Macip (mort vers 1388) et qu’elle était la nièce d’un certain Bonjuse Durant marié à Mayrona (décédés en 1389), couple sans enfants dont elle hérita à travers son fils Durantet. L’épouse était originaire d’Apt et vivait avec son mari à Carpentras, bien que menant des affaires à Marseille. Voilà tout ce que nous savons sur ses parents en excluant ses conjoints et sa descendance.

Pour être plus clair et visuel, je vous propose un arbre généalogique complet sur Venguesia tel que j’ai pu le reconstituer :

L’arbre généalogique de Venguesia de Monteils (cliquez pour agrandir)

Avant d’entrer dans le vif du sujet, les affaires, parlons brièvement des mariages de Venguesia de Monteils. Nous voyons sur l’arbre ci-dessus deux unions : avec Vidon Maymon et avec Léon Passapayre. Nous les recroiserons car leur présence est fréquente aux côtés de Venguesia et ce, moins en tant qu’époux, qu’en tant qu’associés ! C’est toute la force de Venguesia et l’intérêt que je porte en particulier à cette aïeule de jadis : c’est une femme indépendante. Elle a épousé Vidon Maymon vers 1363 (probablement en 1363 même) et leur union dura 28 ans, ce qui est parmi les plus longs mariages de l’époque chez les juifs de Marseille. La surmortalité et parfois les divorces avaient raison des couples. Vidon Maymon était d’ailleurs veuf de Dulcia de Bédarrides, après une brève union. On reviendra sur le sujet plus loin, mais on notera que sa fille, Mayrone, épousa un Bédarrides que j’identifie à Abraham fils de Salomon (lui-même frère de Dulcia). Suite au décès de son époux, Venguesia resta quelque temps veuve avant de se tourner vers l’un des juifs les plus riches de Marseille : Léon Passapayre, divorcé d’Astrugua (après une très longue union). Ce mariage tardif pour l’un et pour l’autre ne semble pas être pour la veuve un moyen de survivre financièrement ni pour le nouvel époux un moyen d’élever ses enfants. Venguesia était riche, Léon Passapayre aussi. Peut-être faut-il se demander si, outre la compagnie qu’ils pouvaient s’apporter l’un l’autre dans leurs vieux jours, cette union ne leur permettait pas de mettre en commun leurs talents commerciaux et moyens financiers…

Mais parlons boutique !

Une femme d’affaires remarquable

Entre 1363 et 1397, Venguesia de Monteils octroya 37 créances (et 45 occurrences) dont nous avons toujours trace, retrouvées par Juliette Sibon. C’est un nombre considérable sachant que la plupart des juifs de Marseille, au XIVe siècle, dont nous avons connaissance, n’ont laissé qu’une trace voire deux. Venguesia, par l’ampleur de son activité et la durée de celle-ci (au total on lui trouve 38 ans d’activité !), était remarquable à plus d’un titre. Elle agissait en son nom et gérait ses affaires en réalisant elle-même 95% de ses opérations de crédit (94% dans le cas de son époux).

Il est à noter que Venguesia était bien plus riche que son époux. Si Vidon Maymon était quelqu’un d’aisé et d’important dans la communauté (il était veuf d’une Bédarrides et donc le beau-frère des plus riches marchands de Marseille : Salomon et Durant de Bédarrides, mais aussi Gineta, leur soeur, épouse de Cregut Profach et également la femme la plus active du crédit juif devant notre chère Venguesia), il prêtait essentiellement des sommes modestes à des laboureurs, ce qui se faisait beaucoup. En effet, les laboureurs avaient besoin d’argent en attendant les récoltes et ils venaient voir les juifs pour des prêts. Vidon investissait essentiellement dans le commerce local contrairement à son épouse. Il avait eu des responsabilités dans la communauté, puisqu’on le retrouve en 1371 syndic de l’université des juifs de Marseille.

Nous ne connaissons pas l’étendue des biens de Vidon, ni en général des juifs de l’époque en l’absence d’inventaire complet de leurs biens. Cependant, nous savons que Venguesia avait des propriétés. Dans la juiverie de Marseille, elle possédait une maison et la moitié d’un hôtel, mais avait aussi un hôtel à Allauch, à La Marquisane. En juillet 1388, on la trouve aussi hypothéquant un hôtel qu’elle possède dans la juiverie de Marseille. Est-ce le même dont elle détenait autrefois la moitié ? Un autre ? A-t-elle remboursé la somme due ?

On peut s’interroger là-dessus : si Venguesia était une femme aisée, pourquoi hypothéquer ses biens ? Il faut savoir que si l’élite juive de Marseille était aisée, l’argent qu’elle prêtait ne tombait pas du ciel. Les juifs empruntaient de l’argent à des chrétiens fortunés (les riches marchands, la noblesse et… le clergé) pour ensuite prêter à des chrétiens bien moins aisés. Le système de l’usure se pratiquait alors, de la part des juifs et des chrétiens (y compris du clergé, oui). A ce moment-là était considéré comme usuraire tout taux d’intérêt et parfois, quand le taux d’intérêt est de 50 voire 100%, on comprend que ça fasse grincer des dents. Les juifs, comme Venguesia, empruntait donc pour prêter et tout le monde y trouvait son compte.

Par exemple, le 20 septembre 1385, Venguesia et son époux Vidon Maymon, empruntèrent à la moniale Cécile de Solières et au moine Mire Veziani, la somme de 100 florins. Le 10 janvier 1388, le couple s’acquitta de cette dette en transmettant aux créditeurs treize créances d’une valeur de 66 florins (on peut penser que le reste avait déjà été payé ou qu’un accord avait été trouvé). Comment savoir quel est le taux d’intérêt ?

Cela est presque impossible puisqu’il est caché. Si je vous prête 50 florins et que j’espère 20 florins d’intérêt, avec la complicité du notaire, je note simplement que j’ai prêté 70 florins. Venguesia, par exemple, travaillait étroitement avec le notaire Pierre Fresquières, également proche des Bédarrides et des Profach, qui réalisa 80% des opérations de crédit de notre femme d’affaires. La proximité du notaire et du prêteur était indispensable et voici ce qu’en dit l’historienne Juliette Sibon dans le livre que nous avons cité :

De l’examen des séries d’actes, il ressort que juifs et notaires se côtoyaient tous les jours, travaillaient ensemble les uns chez les autres, et se déplaçaient de concert dans la ville, pour se rendre à Notre-Dame des Accoules, à la prison royale ou encore chez des clients, voire en dehors de la cité, à l’instar des juifs qui sollicitèrent le notaire de Marseille Jean Georges dit d’Ollières en Sardaigne en juin 1375.

Juliette Sibon, Les juifs de Marseille, op. cit., p.84-85

Venguesia a pratiqué l’usure et on en trouve trace dans une remise de dette datée du 20 mars 1395. Elle avait prêté à un couple la somme de 8 livres en demandant 4 livres d’intérêt donc au total 12 livres. C’est grâce à cette remise de dette que l’on connaît le taux d’intérêt de cette créance qui est donc de 50% ! Les taux pouvaient être plus élevés, mais parfois plus faibles voire nuls. Les prêteurs avaient des habitués, de bons clients qu’ils connaissaient bien, qui payaient leurs dettes et les prêteurs pouvaient leur faire des taux préférentiels voire annuler une partie de ce qui était dû (souvent les intérêts). En effet, contrairement à l’image véhiculée par Shakespeare du prêteur juif vicieux qui va vous couper la main si vous ne payez pas immédiatement, la réalité était bien plus complexe. Le prêteur juif ne pouvait exister que grâce à sa fama, c’est-à-dire sa réputation. Un prêteur mafieux n’aurait eu aucune chance, les gens seraient allés voir ailleurs, et un prêteur malhonnête aurait fermé boutique avec ses premières transactions, sans parler du fait que ces prêteurs juifs étaient alliés avec les grandes familles marseillaises par des systèmes de protection, de clientèle et d’amitié. Mais revenons un peu à Venguesia !

Vue de Marseille par Maretz, en 1630 (Palais du Roure/Fonds Benoit, d’après l’original conservé à la BNF)
Origine de l’image

Venguesia prêtait de l’argent, mais elle investissait aussi dans le commerce. Si Gineta Profach était la femme juive la plus active dans le prêt à cette époque, Venguesia était la seule femme à investir dans le commerce maritime ! Globalement, les juifs investissaient assez peu dans le commerce maritime, entre 100 et 500 florins (ce qui représente tout de même des sommes très importantes en soi), par rapport aux riches marchands chrétiens comme Julien de Casaulx, qui investissait entre 10’000 et 14’000 florins par an.

Le 2 mai 1381, par exemple, Venguesia a nommé comme procureur Léon Passapayre pour investir en son nom. Il s’agissait de faire exporter du corail d’une valeur de 51 florins à destination de Beyrouth et de Damas. L’année d’après, en juillet 1382, Venguesia s’occupa elle-même de gérer l’exportation de 150kg de corail vers Rhodes et Alexandrie. On la retrouve aussi en 1389 lorsqu’elle s’associe au marchand de Montpellier Guillaume Cardon, toujours dans le cadre d’une exportation de corail et elle s’associa aussi au florentin Léonard Nard pour exporter 124 florins de corail sur deux bateaux différents.

Venguesia de Monteils semblait donc être une femme d’affaires redoutable. Elle empruntait pour prêter, hypothéquait pour investir et, selon toute vraisemblance, cela lui réussit. D’autres circonstances ont participé à enrichir tant Venguesia que son époux Vidon. La mort du frère de Venguesia, Macip de Monteils, a peut-être donné lieu à un héritage pour notre protagoniste, mais ce sont surtout deux autres héritages qui ont compté.

Venguesia avait un oncle, Bonjuse Durant. Lorsque ce dernier mourut, il légua ses biens à son épouse Mayrona qui, décédée peu après, dut respecter la volonté de son défunt mari et nomma comme héritier universel Durantet Maymon, fils de Vidon et Venguesia. Les deux couples ont toujours été en affaires. Les Durant vivaient à Carpentras, mais avaient beaucoup d’affaires à Marseille. Une procuration datée du 1er février 1378 explique que Vidon choisit deux procureurs pour gérer les biens des Durant dans le Comtat Venaissin et le comté de Provence, un juif de Carpentras et un juif d’Avignon.

Mais voilà, Durantet mourut sans enfant et, certes marié, il est mort ab intestat, ce qui signifie que tous ses biens sont allés à ses parents. Son épouse, Simeta, entreprit une démarche pour récupérer (à juste titre) ses 50 florins de dot. Et le couple Vidon-Venguesia n’hésita pas à poursuivre en justice les mauvais payeurs qui devaient de l’argent soit à leur fils, soit aux Durant, comme ce fut le cas avec la veuve d’Astrug Aubenas, Gentona, dont le défunt mari devait de l’argent. Cette Gentona eut beaucoup de problèmes à payer les dettes de son mari auprès de multiples créanciers, au point qu’en 1399, une créancière la fit brièvement emprisonner !

Certaines femmes pouvaient tout faire

Nous l’avons vu, Venguesia de Monteils était une femme d’affaires, elle prêtait de l’argent, elle était mariée et avait aussi deux enfants : Durantet et Mayrone. Cette dernière, mon aïeule, a épousé Abraham de Bédarrides qui semble bien être le fils de Salomon, cet homme d’affaires de premier plan. Abraham serait donc le neveu de la première épouse de son beau-père (oui, vous pouvez prendre un doliprane).

Marseille au XIIIe siècle. On note l’emplacement de la juiverie de la ville Basse où vivait Venguesia et « l’élite » juive de Marseille (cliquez pour agrandir)
Origine de l’image

Venguesia pouvait tout faire et elle a tout fait. Loin de l’image de la femme « captive », Venguesia se hisse au-dessus de la plupart des hommes et, telle Al-Wusha la banquière, marque de son empreinte une époque qui n’était pas qu’un patriarcat grossier. Si ce genre de destin paraît être exceptionnel, cette partie d’article qui ne parlera pas tout à fait de Venguesia a pour but de brièvement vous montrer qu’elle n’était pas vraiment la seule à Marseille à ce moment là.

Nous avons croisé la moniale Cécile de Solières qui prêtait de l’argent à Venguesia, mais il y en avait d’autres, notamment chez les femmes juives où, chose notable, elles n’avaient pas besoin de l’autorisation formelle de leur époux pour faire des affaires : pas une seule fois un acte ne mentionne que Vidon Maymon ait autorisé Venguesia à faire des affaires !

Gineta, issue des Bédarrides et épouse de Cregut Profach, était la femme juive la plus active dans le crédit au XIVe siècle. Il existait peu de charges publiques que les juifs pouvaient occuper, mais parmi celles-ci, il y avait celle de courtier. Pour cela, il fallait prêter serment et l’on devenait incantator publicus, soit vendeur à l’encan. En somme, les juifs pouvaient obtenir une charge publique reconnue par la ville de Marseille et les pouvoirs (notamment la justice angevine). Pourquoi est-ce que je vous parle de ça ? Eh bien… car les femmes juives pouvaient aussi obtenir cette charge publique. Elles devenaient une incantatrix publica.

Cinquante-deux femmes juives prêtèrent serment de courtière entre 1351 et 1367 à Marseille ! Pour remettre dans le contexte, 267 hommes juifs le prêtèrent sur la même période et seulement 11 chrétiens. Les femmes y étaient bien présentes sauf, étonnamment, Venguesia et Gineta Profach qui n’avaient peut-être pas besoin de ce statut.

Certaines femmes juives étaient aussi des notables semble-t-il au même titre que les hommes :

On note, contre toute attente, le rôle actif des femmes de notables à la tête de la communauté. Le document daté du 4 décembre 1353 sur la révocation des deux syndics maître Salves de Courthézon et Jacob Manelli met en scène cinq femmes, associées, au même titre que leurs coreligionnaires masculins, à la prise de décision. Le fait est d’autant plus remarquable que l’enjeu de la procédure était, en réalité, la gestion financière de l’université. Salvet Cassin, Stes de Lunel, Astrugua de l’Isle-sur-la-Sorgue, Maurona d’Uzès et Bella Davin apparaissent donc parmi la liste des notables qui eurent voix au chapitre ce jour-là. Aucune mention particulière n’invite à penser que la situation ait été exceptionnelle. 

Juliette Sibon, Les juifs de Marseille, op.cit., p.376

Mieux encore, que diriez-vous d’un homme qui se met en apprentissage auprès d’une femme pour apprendre la médecine ?

Les femmes issues des familles de notables juives purent avoir accès au savoir médical au sein de leur famille et […] purent parfois jouer un rôle important dans sa transmission. Un seul exemple subsiste, déjà connu, révélé par le contrat d’apprentissage daté du 28 août 1326. Le juif de Salon Salvet de Bourgneuf, fils de feu Davin de Bourgneuf, se déclarait élève de Sarah de Saint-Gilles, épouse d’Abraham de Saint-Gilles, et s’engageait à rester à son service afin d’apprendre à ses côtés « l’art de la médecine et de la physique », tandis que Sarah promettait de bien le former.

Juliette Sibon, Les juifs de Marseille, op.cit., p.405

Venguesia de Monteils était une femme avec une rare indépendance qui se manifestait à travers ses activités et au cumul de celles-ci avec ses rôles d’épouse et de mère. Le fait est que Venguesia de Monteils n’apparaît jamais sous le nom de ses époux successifs. Elle a gardé son nom de jeune fille durant toute sa vie pour ses affaires. Cela est arrivé chez d’autres femmes juives où le nom du père, probablement pour des raisons de prestige, prenait le pas sur le nom de l’époux.

J’ai trouvé que Venguesia était une figure inspirante. Elle a pu tout faire à une époque que l’on pense à tort comme sombre et arriérée et je suis assez admiratif de la vie qu’elle, mais aussi d’autres femmes juives dans ce Marseille du XIVe, a mené.

La connaissance de ces événements m’aurait été inaccessible sans le travail de Juliette Sibon, que je remercie, et dont je conseille fortement la lecture.

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3 réflexions sur “Une femme d’affaires juive dans le Marseille médiéval”

  1. Aline Cord-Greenwald

    waouh, ça remet en cause bien des idées préconçues sur le rôle des femmes à cette époque. Merci pour votre travail.

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